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Christos: «Nicolas, dites-nous quelques mots au sujet de votre exposition récente. Comment le public y a-t-il répondu?» Nicolas SPHICAS: «L'exposition a présenté un cours qui a commencé en Égypte, continué en Suisse et abouti ici en Grèce. Le point de départ était 1984. Bien que quelques uns de mes travaux aient reçu des distinctions avant cette année, j'ai considéré que mon ancien travail n'était pas assez mûr pour être montré. Ainsi, à travers ce cours, le public a eu l'occasion de voir d'abord la variété des sujets et des techniques et, de plus, le développement de la conception se rapportant aux échecs. Cette variété a eu également pour effet que le public a acquis une variété d'impressions. La plupart des visiteurs ont erré deux fois dans le secteur d'exposition, pour finir dans la salle qu'ils ont préféré. Je dois dire que les travaux avaient été divisés en unités et également par la chronologie. la pièce centrale a inclus "l'unité Retro-shah".» Christos: «1984-2007, presque 25 ans de travail créateur. Le moment est bien choisi pour un petit compte…» Nicolas SPHICAS: «Naturellement, et pas seulement pour cela. Chaque travail est un instantané. En les composant, votre vie est projetée comme un film. Chaque ligne vous rappelle une histoire et chaque couleur un rêve différent. De cette façon, étrangement, les travaux renvoient aux moments plutôt que le contraire. Chaque événement de ma vie est rapporté dans ma pensée à une ou plusieurs peintures et ceci devient une raison de retourner à cette période.» Christos: «Qu'est-ce que les échecs vous ont apporté en tant qu'artiste? Comment votre inspiration échiquéenne a-t-elle évolué avec le temps ?» Nicolas SPHICAS: «Les échecs n'ont jamais été pour moi juste un jeu. C'était principalement une manière de penser, ou, si vous préférez, un mode de vie, de comportement, de relaxation. Laissez-moi ajouter que mon amour pour l'art a toujours été lié à ma passion pour la géométrie. D'une part, j'ai été fasciné par le but de trouver chaque mouvement consistant, entre autres choses, à épuiser toutes les réponses de l'adversaire et, d'autre part, par sa correspondance avec la géométrie, avec les conséquences mathématiques qui en résultent. À ce sujet je me considère comme chanceux, parce qu'aucun des nombreux peintres qui jouaient aux échecs, comme Marcel Duchamp, Magritte, notre Fotis Mastihiadis, Max Ernst etc., n'ont été inspirés par des parties d'échecs. En conséquence, j'ai créé un nouvel aspect de l'art, sans pour autant chercher à l'épuiser comme d'autres le font, par exemple Picasso avec le cubisme. En outre, je lis toujours de l'histoire connexe aux échecs et récemment j'ai achevé un travail en 3 tomes au sujet des « peintures à thème échiquéen du 15ème au 20ème siècle ». Cette connaissance que j'ai, les parties d'échecs qui m'inspirent, les divers objets comme les idoles, animaux, organes musicaux, etc., aussi bien que mes contacts avec des joueurs d'échecs, sont les éléments qui déterminent le cours du développement de mon inspiration.» Christos: «Vous avez fait entrer la majeure partie de votre travail d'échecs dans le terme de « Rétro-Shah » que vous avez vous-même inventé. Dites-nous quelques mots au sujet de la signification de ce concept.» Nicolas SPHICAS: «Rétro-Shah est une tendance artistique liée au mouvement dans les échecs. le nom vient de Rétro, qui signifie retour, et de Shah, le Roi. J'utilisais ce terme en 1993 pour décrire mes peintures d'échecs qui exprimaient des émotions provenant du monde métaphysique du mouvement sur l'échiquier. Ces travaux procèdent d'une compréhension intuitive d'un jeu ou d'une phase dans la solution d'un problème, représentant l'énergie spirituelle concentrée dans le mouvement des pièces dans les dimensions d'espace-temps de l'échiquier.» Christos: «Le jeu d'échecs est plein de tensions entre l'ordre et le chaos, la clarté et la complication, etc. Comment pensez-vous que ces tensions se reflètent dans vos travaux d'échecs et dans les peintures inspirées des échecs en général ?» Nicolas SPHICAS: «À travers le temps, mon approche de la pensée rationnelle des coups aux échecs aussi bien que les aspects chaotiques du jeu ont été une source d'inspiration émotionnelle pour moi. Cela a été ma motivation pour la création de Rétro-Shah. Essentiellement, c'est un langage d'expression qui présuppose l'anatomie des connexions structurales entre les combinaisons et la stratégie appliquée par chaque joueur d'échecs. Je crois que non seulement la richesse de l'intensité mais aussi des émotions dans tout conflit est une source inépuisable d'inspiration pour chaque art. Dans la théorie de Rétro-Shah on peut lire de quelle façon je présente cette intensité, comment les formes géométriques créées par les pièces d'échecs sont transformées en belles figures artistiques, mais aussi comment les émotions produites par les coups coulent comme une vague sur l'échiquier.» Christos Kefalis (Traduction Chess-Theory) ************ Si vous aimez la musique, vous pouvez choisir maintenant une agréable Musique d'ambiance:
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