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L'artiste britannique Peter Blake a récemment recréé la célèbre partie d'échecs entre son héros Marcel Duchamp et le modèle nu Eve Babitz. Cette fois le modèle d'artistes Carol Holt a joué le rôle d'adversaire nue. «L'idée sous-jacente est d'accorder [à Marcel Duchamp] une sorte de remerciement posthume. Il a ouvert la porte que beaucoup d'entre nous ont emprunté, la porte du possible, en exprimant que tout se que crée un artiste est de l'art.» – Sir Peter Blake Ceci se produit en préambule à une importante enchère chez Sotheby à Londres. L'authentique échiquier en bois, créé par Marcel Duchamp à New York en 1946 et immortalisé par la partie jouée au musée d'art de Pasadena en 1963, était en vente et Sotheby estimait qu'il se vendrait entre £180.000 et £250.000. Voici la célèbre photographie originale : Blake établit par ailleurs une relation forte avec Duchamp via une série récente de toiles : sa série "Marcel Duchamp’s World Tour" fut incluse lors de récentes rétrospectives de son travail. Duchamp joue aux échecs avec l'artiste Tracey Emin dans l'environnement de déserts de sa vidéo auto-portrait 'Sometimes... ' (2000), tandis que trois énigmatiques cowboys attendent aux abords de l'autobus. Il fut dit de Blake, en tant qu'artiste (The Observer, juin 2007) : ... «Peut-être en raison de sa complaisance à copier plutôt qu'à inventer, et de son refus de peinture la vie, quelques critiques en viennent à penser que Blake est plus un un concepteur qu'un 'véritable 'artiste. Celui-ci répond à de telles critiques par une une citation de son héros, Marcel Duchamp, lequel disait : «Anything an artist makes is art» (Marcel Duchamp) But explique également, 'quand j'étais à l'école d'art, je souhaitais être un peintre mais le responsable de la formation affirmait : "vous ne pourrez jamais vivre en tant que peintre - suivez donc le cours de conception graphique ." C'est ce que j'ai fait, puis j'ai sollicité une place à l'université royale en tant que concepteur, mais j'ai également envoyé un tableau et Robin Darwin, qui était alors le recteur, vit celui-ci ; c'est la raison pour laquelle il me recommenda et je fus accepté. Ainsi ai-je cette singulière histoire attestant que j'ai été formé réellement en tant que concepteur - et je fais toujours beaucoup d'art commercial. Je veux dire ainsi, par exemple, qu'hier j'ai créé une couverture de livre. Je pense que c'est bien ainsi, mais il y a des gens qui me sous-estiment de ce fait.' Avant de poursuivre, notez que Rrose Sélavy, ou Rose Sélavy était l'un des pseudonymes de l'artiste Marcel Duchamp. Le nom, un calembour, sonne comme l'expression française "eros, c'est la vie", qui peut se traduire en anglais par : "eros, that's life". On a également proposé l'interprétation : "arroser la vie" ("porter un toast à la vie"). Sélavy a émergé en 1921 dans une série de photographies par Man Ray de Marcel Duchamp habillé (déguisé) en femme. Durant les années 20 , Man Ray et Duchamp collaborérent à plusieurs photos de Sélavy. Duchamp plus tard continua à employer ce nom comme légende dans divers écrits et signa plusieurs créations avec lui. Duchamp a employé le nom Sélavy comme titre au moins d'une sculpture, Why Not Sneeze Rrose Sélavy ? Voici d'autres œuvres 'Duchamp' (par Peter Blake) dans la rétrospective : «He (Rrose Selavy) meets the Spice Girls and Elvis» (2005) Et : «The Tarzan Family» (1995-2005) Le "Marcel Duchamp’s World Tour" est basé sur la conviction de Peter Blake que partout où Marcel Duchamp s'est arrêté dans le monde de l'art il a eu une influence certaine dans ce secteur. Chaque peinture suit un voyage imaginaire dans lequel Marcel Duchamp séjourne en des lieux non identifiés, rencontrant d'autres artistes (Damien Hirst, Pablo Picasso, Edouard Hopper) et des idoles populaires (Tarzan, Elvis, Spice Girls). Alors qu'il voyage à travers le monde dans son autobus rock 'n' roll, des situations inattendues se produisent autour de lui. Dans "The Artist's Fancy Dress Ball (Le Bal masqué des artistes)" Blake emprunte des images bien connues de l'art au plus haut niveau, peintes avec un brillant naturalisme : Picasso, habillé comme le Touchstone de Shakespeare "as you Like it" ; il emprunte à Johan Zoffany, vers la fin du 18ème siècle, le portrait du roi Thomas qui mène la fête, et est rejoint par Edouard Hopper et Marcel Duchamp habillés comme des figurants de la 'Famille de Saltimbanques' de Picasso, puis aussi Damien Hirst en "Pierrot" de Watteau.
© John E Hawkes - Octobre 2007 |
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