

|
THÉORIE DES ÉCHECS
C'est par l'idée que nous comprenons le monde. Ainsi parvenons-nous à apprivoiser la réalité en l'enfermant dans les cadres de la pensée... C'est ce qu'on appelle la «conceptualisation». Cette forme de pensée, loin d'être l'apanage des forts en maths, nous est familière à tous. Un exemple simple vous en convaincra. Imaginez que vous conduisez sur autoroute et que vous n'ayez pas la moindre conception de ce que vous êtes ni de ce que représentent votre véhicule, le trafic, les voies de circulation, les postes de péage, le paysage ? … Nul doute que vous courez alors tout droit à la catastrophe. Il vous faudra de plus savoir ce que signifient les termes freiner, accélérer, déboîter, contre-braquer, déraper, rétrograder, sous régime, sur régime etc.… et bien d'autres qui vous viennent spontanément à l'esprit. Il en va de même pour les échecs. On peut comparer les échecs à une «science expérimentale». Non bien sûr à une science exacte comme les mathématiques pures. La Théorie des Échecs est l'ensemble des concepts généraux qui sont développés pour en comprendre le fonctionnement et in fine pour mieux pratiquer le Noble Jeu. C'est ainsi que ce sont développés les «théories» que nous disons «actuelles» (donc la «TCEX: - Théorie Classique des Échecs» et la «TMEX: - Théorie Moderne des Échecs» ). L'ensemble est tout simplement appelé ici : «TACE: - Théorie Actuelle des Échecs» Pourquoi alors chercher à aller plus loin ? La réponse est simple : on ne fait pas de la théorie pour le plaisir, autrement dit abstraitement ; mais bien au contraire pour rendre compte au mieux d'une «praxis». C'est donc le désir de mieux comprendre les échecs dans toute leur complexité qui conduit à approfondir son approche théorique.
Tout se passe de nos jours comme si la «Théorie des échecs» avait atteint un stade de maturité suffisant pour que nous puissions nous en tenir là. Pourtant ceci est contraire à toute l'expérience humaine en tous domaines de la connaissance. Expliquons nous. Si un sujet est épuisé la science qui le concerne ne se développe plus. Ainsi est-ce exceptionnellement le cas de la «mécanique classique», celle qui se préoccupe du mouvement des corps solides de formes simples. En ce domaine on a en effet fini par trouver un «modèle mathématique» qui épuise complètement le sujet : il n'y a plus, en ce domaine, de secret !
Qui pourrait affirmer aujourd'hui que le «secret» que recèlent les Échecs est aujourd'hui épuisé ? Nous savons bien qu'il n'en est rien. Si l'on s'interroge sur les raisons de ce mystère bien entretenu on peut, très prosaïquement le situer au niveau des «nombres» qui régissent le jeu d'échecs. L'explication est simple : on peut traiter les problèmes faisant intervenir des nombres relativements petits, soit par des méthodes de dénombrement, soit par des moyens informatiques. Mais malheureusement de telles méthodes deviennent inopérantes face à de «très grands nombres». Il est facile de comprendre ce que l'on veut dire ici en pensant aux insectes pullulant sur notre planète ou aux particules constituant l'univers. Or justement les échecs font intervenir de «très grands nombres», ce qui rend leur étude exhaustive rigoureusement inabordable, tant par les méthodes mathématiques de dénombrement que par les moyens de calcul informatiques. Peut-être serez-vous surpris d'apprendre, ce que révèle un calcul somme toute assez simple : même si tous les ordinateurs du monde étaient interconnectés, et travaillaient sans relâche durant un millénaire, dans le but unique d'épuiser le Noble Jeu, ils échouraient piteusement dans cette fantastique tentative ! En conséquence, il ne serait pas naturel de penser que la vision conceptuelle que nous avons des échecs ait trouvé sa formulation optimale. La théorie relative à notre art préféré ne peut que se développer ; si ce n'est de notre fait d'autres s'en chargeront ; aujourd'hui ou demain. Justement, il est frappant de constater que ce furent, au cours d'une histoire déjà longue, les plus grands joueurs de leur temps qui ont enrichi la compréhension des échecs de leurs réflexions et des bases théoriques qui en ont résulté. Entre autre Greco, Philidor, Tarrasch, Leipnitz, Nimzowitch, Reti puis, pour la période la plus récente surtout Max Euwe. Bien d'autres apports sont à prendre en considération. Ainsi peut-on citer l'œuvre importante de Ludek Pachman et la contribution de J.R. Capablanca. Mais aussi les travaux de Hans Kmoch, Maizelis, Averbach, Kotov et quelques autres.
A contrario on peut affirmer, sans risque d'erreur, que les plus grands joueurs de notre temps, depuis l'incomparable Robert James Fischer, se sont peu souciés de développements théoriques, du moins pour ce qui concerne la théorie générale proprement dite, mettant tout leur exceptionnel savoir faire au service de leur jeu et de la seule «praxis» ; triomphe donc du singulier sur le général ! … Evidemment on trouve aujourd'hui quelques ouvrages de grands maîtres apportant une contribution significative ; mais, selon nous, pas cependant au point qu'on puisse évoquer une conception théorique pleinement novatrice. Pour mieux étayer notre propos encore aurons nous à préciser, une bonne fois pour toute, ce que l'on appelle «théorie» relativement aux échecs.
O ne peut poursuivre valablement cette réflexion sans réfléchir au sens qu'il convient de donner au terme théorie lorsqu'on évoque les échecs. Or ce sens est multiple et on peut le spécifier ainsi : 1o) Théorie des Ouvertures : L'emploi du terme «théorie» est ici particulièrement abusif, mais parfaitement codifié cependant. La Théorie des Ouvertures est l'ensemble des connaissances acquises en vue de la pratique du jeu d'échecs lors des tous premiers coups. C'est une branche de la connaissance des échecs qui connaît actuellement un développement fulgurant, dû à cinq facteurs essentiellement : i) Le développement spectaculaire du jeu d'échecs, en particulier à travers le monde occidental. ii) La croissance constante de la communication. iii) L'usage intensif des bases de données. iv) La recherche systématique de nouveautés théorique et plus généralement l'analyse des lignes d'ouverture à l' aide de logiciels. v) L'abondance et la qualité des publications consacrées à la Théorie Moderne des Ouvertures. 2o) Théorie des Finales : Plus le matériel s'appauvrit plus les échecs se rapprochent d' une science exacte. Cependant, sauf pour les finales ne comportant que 5 pièces ou moins ou alors dans certains cas très spécifiques, les finales restent ardues. En fait on est loin d'en avoir épuisé toute la matière. Parmi beaucoup d'autres, un excellent ouvrage sur le sujet est le beau traité d'Alain Villeneuve : «Les finales» Grasset Europe Echecs 1998, qui devrait être complété par un second tome. 3o) L'art de jouer les pions : Vous et nous pensons ici au mémorable ouvrage de Hans Kmoch «L'Art de jouer les Pions» («Pawn Power in Chess»). Comme il est indiqué sur un site web que nous avons visité voici peu :
«The Great Pawn Hunter Bookstore» : "This book is a
classic on pawn formations. Knowing pawn formations is a key to
good piece play and reaching master". Mais en fait d'autre bons
livres sont consacrés à ce sujet. Ainsi un livre comme «Finales
de pions» de Maizelis Hatier Paris 1982 est également consacré
à cette branche de la théorie.
4o) Théorie Globale des Échecs : A notre sens, et c'est ce point de vue que nous développons sur le présent site, aussi bien que sur le C.D.E. («Courrier des Echecs», Official Revue of the French Chess Correspondence Association) la «Théorie des échecs», au sens propre, est une théorie «généraliste», autrement dit s'efforçant d'appréhender les échecs dans leur ensemble et s'intéressant donc au déroulement d'une partie dans son intégralité, du premier au dernier coup. Ceci sans nullement mésestimer l'intérêt des théories «spécifiques» sus-nommées.
La «Nouvelle Théorie des Échecs», que nous proposons ici, est bien une théorie globale, conceptuellement nouvelle. Elle n'a pas pour objet de se substituer aux connaissances acquises, mais de bien de prolonger et approfondir la compréhension qu'elles nous apportent. Cependant, nous tenons à faire remarquer que la «Nouvelle Théorie des Échecs» n'est pas une simple reformulation ou un perfectionnement de la «TAE: Théorie Actuelle des Échecs» ; mais bien une vision nouvelle s'appuyant sur des concepts qui, du moins à notre connaissance, n'ont pas été pris sérieusement en considération à ce jour. Enfin, comme il se doit, la «NTE: Nouvelle Théorie des Échecs» est actuellement en construction et se développe pas à pas, grâce à une confrontation permanente avec la pratique des échecs. A travers la modeste expérience de l'auteur de ces lignes, certes ; mais bien plus encore grâce à l'inépuisable palette qu'offre la «praxis» du Noble Jeu, à tous niveaux, d'hier et d'aujourd'hui, à travers le jeu à la pendule aussi bien que par la correspondance etc... *** THÉORIE CLASSIQUE DES ÉCHECS : THÉORIE MODERNE DES ÉCHECS : NOUVELLE THÉORIE DES ÉCHECS : CLASSIFICATION DYNAMIQUE :
************
*** POUR NAVIGUER AGRÉABLEMENT SUR CE SITE :
*** POUR DÉCOUVRIR QUI NOUS SOMMES:
******** ©-«Chess-Theory.com»-2004-2008 ******** |
![]() |